La vision se construit dans les premières années de vie. Un trouble non repéré peut freiner ce développement, souvent sans que l'enfant ne se plaigne. D'où l'importance d'un dépistage aux bons moments.
En résumé : un enfant ne sait pas dire qu'il voit mal, car il n'a pas de point de comparaison. Le dépistage à des âges clés, et au moindre signe d'alerte, permet de repérer tôt un trouble visuel et de préserver le bon développement de la vision.
Pendant les premières années, le cerveau apprend à voir grâce aux images que lui envoient les yeux. Si un œil voit mal (trouble non corrigé, strabisme), le cerveau peut le « mettre de côté » et cet œil risque de mal se développer : c'est l'amblyopie, ou œil paresseux. Repérée tôt, elle se corrige bien ; repérée tard, elle laisse des séquelles. C'est tout l'enjeu du dépistage précoce.
Au-delà des examens systématiques réalisés par le pédiatre ou le médecin, un avis ophtalmologique est recommandé à certains moments :
Certains comportements doivent amener à consulter, à tout âge :
Un reflet blanc dans la pupille, en particulier, doit faire consulter sans tarder.
L'examen est indolore et adapté à l'âge : il ne nécessite pas que l'enfant sache lire. On évalue la vision de chaque œil avec des images ou des dessins, on vérifie l'alignement des yeux, et l'on mesure souvent la correction après dilatation de la pupille, ce qui peut rendre la vue floue quelques heures.
Le dépistage recherche surtout :
La myopie débute souvent dans l'enfance et peut progresser pendant la croissance. Au-delà de la correction par lunettes, on s'intéresse aujourd'hui à freiner sa progression, car une forte myopie expose à un risque accru de problèmes de rétine à l'âge adulte. Le temps passé en extérieur, à la lumière du jour, semble jouer un rôle protecteur, tandis qu'un excès de vision de près est étudié comme facteur favorisant.
Plusieurs solutions ont aujourd'hui démontré leur efficacité pour limiter l'évolution de la myopie chez l'enfant :
Le traitement est choisi au cas par cas, en fonction de l'âge de l'enfant, de l'importance de sa myopie et de la vitesse à laquelle elle évolue. Un suivi régulier permet d'adapter la prise en charge au fil du temps.
Le Dr Gattoussi, ophtalmologue à Paris 11e, peut réaliser le bilan visuel de l'enfant et orienter, si besoin, vers une prise en charge adaptée.
Dès les premiers mois en cas de signe d'alerte ou d'antécédents, puis à des âges clés de la petite enfance, et avant l'entrée à l'école même sans signe. Le rythme est précisé en consultation.
Oui, l'examen est adapté à l'âge et utilise des images et des méthodes spécifiques au tout-petit.
Ils n'abîment pas l'œil en soi, mais l'excès de vision de près et le manque de plein air sont étudiés dans la progression de la myopie. Le temps dehors semble protecteur.
Oui, car un enfant ne sait pas toujours qu'il voit mal. Un examen avant l'école est utile même sans plainte.
Cet article a une visée d'information générale et ne remplace pas une consultation. Il ne constitue pas un avis médical individualisé.
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